Rencontre Taizé – Cotonou 2016: le Togo s’y prépare!

Bien heureuse et bénie, suis je, pour avoir pris part aux travaux préparatoires du Togo, relatifs à la rencontre internationale des jeunes  qui se tiendra en 2016 à Cotonou, organisé par la communauté de Taizé en France. Du 07 au 10 Novembre 2015, six grandes villes du pays, ont été sillonnées, à la rencontre des jeunes des églises Catholiques, Presbytériennes et Méthodistes, avec un seul but:  informer les jeunes du prochain pélérinage de confiance, qui se tiendra à Cotonou en 2016, en vue de leur grande mobilisation.

crédit photo:www.taize.fr

crédit photo:www.taize.fr

C’est aux Frères Parfait et Norbert, que la communauté de Taizé, a confié, la tournée de sensibilisation du Togo, qui doit envoyer  en tant que pays à ce rendez vous international, 1 000 jeunes chrétiens; qui pendant 5 jours, apprendront à vivre une expérience particulière ensemble avec des jeunes venus d’ici et d’ailleurs. Au total 8 500 jeunes sont attendus à ce grand rendez vous de découverte de l’autre et de soi .

Accompagnée du chef division de la jeunesse de l’EEPT (Pasteur Espoir ADADZI) et de deux jeunes de l’EEPT (Perpétue et Nora), la délégation de Taizé, a parcourru  le territoire togolais en passant dans les localités telles que:

 Lomé: 07 Novembre 2015

Kpalimé, Notsè, Atakpamé: 08 Novembre 2015

Kara: 09 Novembre 2015

Sokodé: 10 Novembre 2015

A la sortie de la séance du 10 Nov 2015 avec les responsables de jeunes de l'église catholique venus des villes du Nord

A la sortie de la séance du 10 Nov 2015: la délégation avec les responsables de jeunes de l’église catholique venus de quelques villes du Nord du Togo

Dans les différentes localités, c’est avec grande attention que les jeunes rencontrés, ont suivis attentivement les exposés qui leur ont permis d’aller au prime à bord,  à la rencontre de la communauté de Taizé et de son fondateur feu frère Roger et ensuite de prendre connaissance de ce qu’est un pélérinage de confiance, après visualisation de la vidéo sur le pélérinage de confiance de Nairobi tenu en 2008 au Kenya. On gardera de cette tournée, la soif des jeunes de voir très vite venir la date du 31 Août au 04 Septembre 2016, période retenue pour ledit pélérinage. La mobilisation des responsables des églises catholiques, protestantes et méthodistes a été par ailleurs, assez remarquable lors des visites.

Comme 4ème pélérinage du genre, les frères Taizé, sur le pas du  frère Roger, veulent soutenir les jeunes dans leur quête spirituelle, en approfondissant leur confiance en Dieu, en soi et dans les autres. Ils veulent aussi qu’à travers ce pélérinage que les jeunes apprennent à être plus attentifs aux signes d’espérance autour d’eux et à prendre des responsabilités pour devenir des ferments de paix et de confiance dans l’Église et dans la société.

Frère Parfait de Taizé Crédit Photo: Nora

Frère Parfait de Taizé
Crédit Photo: Frère Gaston

Pour le frère Parfait, ce pélérinage de confiance aidera les jeunes à vivre autre chose que ce que le monde leur propose aujourd’hui, en vue de leur permettre de relever les défis de l’heure.

Pour ma part, je ressors grandie de cette visite de terrain, très riche en perspectives. L’un des cantiques du recueil de chant de Taizé retiendra spécialement mon attention durant cette mission prospective:

Ubi Caritas Et Amor;/Là où sont la charité et l’amour;

Ubi Caritas, Deus Ibi Est/ Là où est la Charité, là est Dieu

Tellement vrai et tellement parlant, je suis retournée à Lomé, avec ce petit chanp merveilleux, plein de valeurs et d’encouragements à un coeur de bonté.

Quoi dire de plus, si ce n’est d’encouarger les parents et la communauté chrétienne à préparer et à envoyer leurs jeunes à ce géant pélérinage qui certainement permettra aux jeunes de découvrir la personne de Dieu en eux, afin d’être réellement le sel dont la terre a tant besoin. Et ceci pour que le verset de Romains 8:19 s’accomplisse  »Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu »

 Pour finir, aux potentiels pélérins je dis, « Rencontre Taizé – Cotonou 2016: jeune chrétien du monde, viens et vois ».

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Camp Jeunesse Cevaa 2015: Il fallait que j’y sois!

« C’est dans la ville touristique de Kpalimé, au Togo, que la Cevaa  a regroupé une trentaine de responsables jeunesses, venus de l’Afrique de l’Ouest et du Nord, pour une semaine de camp régional tenu du 20 au 25 Octobre 2015. Ce fut un camp spécial, riche en moments et en partage. Et dire que j’ai failli ne pas y être! En fait, c’était un camp à ne pas raté. Bref, il fallait que j’y sois! »

Riche, ce camp a été avec une ambiance étonnante , assurée par ces jeunes leaders venus des Eglises Evangéliques Presbytériennes, Luthériennes, Protestantes et Méthodistes: du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Maroc, du Sénégal et du Togo. Cinq aspects retiendront mon attention à la suite de ce camp:

Photo de groupe camp jeunesse cevaa 2015

1- La Pertinence des thèmes

De la connaissance de la Cevaa, en passant par la présentation du programme jeunesse de la Cevaa, en allant aux différentes communications qui ont portées sur « le leadership », « l’écologie », « le développement hollistique », « les TIC et le jeune chrétien »; on pouvait dire que tous les thèmes étaient bien choisis au vue de leur pertinence. Chacun des facilitateurs a su amener l’auditoire à tirer l’essentiel des exposés, qui ressortaient la responsabilité du jeune chrétien face à chacune des thématiques. La communication sur le leadership par exemple pose un réel débat de la nécessité pour les jeunes de s’engager vers un leadership responsable qui porte en lui les germes du coeur du Christ qui se veut être ce coeur qui aime ETRE TOUT D’ABORD AU SERVICE DES AUTRES. De ces différentes communications, je me suis sentie interpellée et encouragée pour de nouveaux chantiers dans la vision d’une jeunesse beaucoup plus engagée à la chose commune.

2- La Personnalité remarquable des responsables du camp

SG et les jeunes

Que ce soit le Responsable Jeunesse Cevaa (Roger LASMOTHEY) ou le Secrétaire Générale de la Cevaa  (Pasteur Célestin KIKI) ou même le Chef Division Jeunesse de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo (Pasteur Espoir ADADZI), je retiens de ces trois messieurs, une simplicité admirable, qui donne envie de communiquer l’esprit communautaire et fraternel sans réserve. Facilement ils se sont confondus aux jeunes, en échangeant et en riant avec eux. Ils étaient tout simplement sans complexe, ni d’infériorité, ni de supériorité.

3- La Participation et le dynamisme des campeurs

Comme s’ils se connaissaient depuis des années, les responsables jeunesses des différentes églises de l’Afrique de l’Ouest et du Nord de la Cevaa, activement ont contribué aux débats, aux réflexions et aux travaux en groupe, dans un esprit d’amitié et de solidarité. L’interculturalité a été vécue dans une parfaite symbiose. On retient de ces derniers qu’ils étaient uniques en leur genre. Et c’est dans cette diversité de personnalité, qu’on pouvait apprécié l’unicité du camp.

4-La Qualité de la méthodologie utilisée

La méthodologie utilisée a été assez dynamique et participative. De ce camp j’ai découvert de nouvelles manières d’animer des sessions d’atelier. J’ai beaucoup apprécié certains thechniques d’animation tels que « le jeu de connaissance: à la rencontre des voisins inattendus » et « les deux cercles concentrqiues ». Je sors de ce camp avec un acquis de plus en anaimation de groupe.

5-Le Partage des moments fraternels

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On retiendra par ailleurs  de ce camp, l’esprit de convivialité et de fraternité qui a règné entre les campeurs et leurs animateurs. La visite de la cascade de womé restera certainement un souvenir gravé dans la mémoire des campeurs. L’ambiance  a été bonne et parfaite.

groupe cevaa

Le slogan des jeunes de la  Cevaa qui dit « Jeunesses dans l’église: demain d’accord, mais aujourdhui d’abord » a été l’un des leitmotiv majeur qui a entretenu l’ambiance des campeurs. De ce slogan, les jeunes de la Cevaa s’accordent à dire qu’ils sont la relève de demain, mais que d’abord ils ont un rôle important a joué aujourd’hui. Ce slogan est un vrai stimulant à la prise de conscience quant au rôle que peuvent jouer les jeunes à l’instant présent dans leur communauté.

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En somme, je retiens de ce camp international, un moment inoubliable et riche en évènements. Il me semble que le seul moment en réalité dont dispose  l’Homme pour réellement partager et agir ensemble avec ses pairs, reste ces moments de rencontre et d’échanges. Que ce soit en mode camp ou en mode atelier de formation; du moment où l’on rassemble des individus quelque part, il va s’en dire qu’ils en ressortent  grandis.

Camp Jeunesse Cevaa, il fallait que j’y sois, car j’ai beaucoup acquis! Cette initiative est à encourager et à multiplier pour une jeunesse beaucoup plus engagée et responsable face aux défis actuels.

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Parce qu’elles sont nos soeurs. Parce qu’elles sont nos filles!

 « Suite à l’enlèvement des jeunes lycéennes par Boko Haram, l’indignation a été totale, qu’on soit au Nigéria ou ailleurs. Des actions et mouvements de soutiens ne cessent de fuser pour dénoncer cet acte irresponsable, qui vient encore une fois noircir l’image de l’Afrique. Parmi ces hommes et femmes qui se sont indignés de la situation, il me plait bien de vous faire lire, ici, le cri de cœur d’une dame, depuis Dakar où elle vit, celle que je nomme  LA BRAVE DAME en la personne de la Prof AW N’DIAYE Eugenie Rokhaya« 

 Eugenie

La vie et ses évènements peuvent-ils nous mettre KO ?
Ce sont nos sœurs et nos filles. 213 petites filles et jeunes filles enlevées au Nigéria par Boko Haram pour être livrées au viol (pas au mariage) et à l’esclavage. Au delà de l’inique provocation, retenons le crime de ces filles : «Etudier », « aller à l’école », « accéder au savoir ». C’est de ce crime terrible qu’elles sont punies. Ainsi en ont décrété les incultes, les barbares qui se revêtent du manteau de la religion, d’une religion qu’ils ont décidé d’inventer, offensant Dieu et l’ensemble des croyants. Comment fait-on lorsque l’on est un inculte et un barbare pour exister? Décréter que l’Autre est un impie et que les impies des impies sont les femmes? Faibles des faibles qui osent être potentiellement dans un espace usurpé ! Enlevées, vendues comme esclaves nous ne l’accepterons pas car elles sont nos sœurs et nos filles. Nous disons NON à cette manière de les annihiler, de les réduire à néant.
 
Où est la parole de l’Afrique, elle vient d’El Azar, comme un signe fort.Peut-elle venir de l’ensemble des croyants? des Mosquées? des Eglises? des Temples ?
 
Où est notre parole de femmes africaines? J’en appelle à leur voix dans sa multiplicité: Femmes du Nigeria, Femmes du Tchad, Femmes du Cameroun, Femmes du Niger, captez toutes les rumeurs, tous les bruits qui courent, soyez les détectives de nos sœurs, de nos filles. Femmes du Continent, rappelez-vous, rappelons-nous les traditions de nos mères, de nos grands mères qui ceignaient le pagne et qui prenaient la rue pour défendre leurs enfants! Le cri des femmes du procès de Minova en République Démocratique du Congo aurait dû nous crever les tympans. L’Afrique se tait !
 
Pourquoi cette violence extrême et crétine est-elle possible ? Pourquoi cette capacité à disposer du corps des femmes comme un lieu de torture et de destruction se développe-t-il dans un silence assourdissant de notre part à tous, contre les luttes de celles qui ont décidé de s’opposer à la déshumanisation de plus de la moitié des Africaines? Parce que cette violence elle existe plus ou moins insidieusement dans notre vie quotidienne de femmes.
 
Boko Haram, c’est la voix de cet étudiant qui se contente de penser ou qui se permet même de dire à haute voix que toute universitaire, toute enseignante que nous soyions, nous lui sommes inférieures. Pour avoir commis le crime d’être femmes. Boko Haram, c’est la voix de cet étudiant qui se permet de dire que la parité à l’Assemblée, c’est y faire entrer des « ignardes » et surtout prendre sa place à lui homme.
 
Cette opinion insidieuse gangrène notre vie sociale, y compris nos universités. Elle ne s’appuie que sur des opinions, que sur la peur instillée par les couches les plus rétrogrades de nos communautés. Oui ! La violence, qu’elle soit symbolique ou physique, la bêtise sont le lot quotidien des femmes. Nous avons ainsi vidé le mot démocratie de tout sens. Les forces de sécurité ne sont même plus, même pas, en mesure de protéger les citoyennes et donc l’ensemble des citoyens. Quand mes anciennes étudiantes en journalisme refusent de défendre l’intérêt commun et donc de s’organiser au nom de leurs intérêts particuliers ou de la peur, c’est leur droit ; mais rien de ce pourquoi nous nous sommes investies et nous continuons de nous investir n’est jamais gagné définitivement. Les jeunes femmes journalistes ne sont pas les seules.
 
Où se trouve le réseau puissant et efficace de femmes ? Quand nous hurlons au panafricanisme sans être capable de réveiller et de mobiliser concrètement l’esprit et les valeurs panafricaines! Quand nous ne sommes pas en mesure de transmettre l’esprit de résistance, de lutte, d’influence, comment tous les Boko Haram pourraient-ils ne pas s’attaquer à nos soeurs, à nos filles. Et pourtant, j’ai rencontré de merveilleuses jeunes femmes africaines, les vieilles comme moi et les plus vieilles (encore plus jeunes par l’esprit, parfois) sont aussi là, nos organisations dans tous les domaines sont là. Mettons donc ensemble nos convictions et nos compétences. Retrouvons notre Voix, mettons nous debout, marchons pour les 213 jeunes filles et les autres parce qu’elles sont nos sœurs, parce qu’elles sont nos filles.
 
Eugénie R. AW Au bord de la nausée!

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12 mai 2014 · 21:13

Les incendies de Kara et de Lomé: Quel bilan après un an?

C’était avec surprise, étonnement, écœurement, indignation, et que sais-je encore que le peuple togolais a suivi  avec impuissance la destruction de ces deux grands marchés avalés par un feu on ne sait d’où il provenait. Acte criminel, voilà le qualificatif qui lui était donné par le pouvoir en place, par l’opposition, et même par de simple citoyen. Oui c’était un acte plus que criminel à mon sens ; c’était j’allais dire une barbarie humaine, une cruauté venant de personnes sadiques à qui le sens d’amour fraternel ni de crainte de Dieu n’a aucun sens. Voilà un an jour pour jour (10-12 janvier 2013 & 10 -12 janvier 2014) ; mais une question : quel bilan ? Oui, quel bilan faire de ce dossier qui disons le sincèrement semble ne pas avancer !

Je me suis promis n’intervenir sur ce sujet qu’après un an, si des résultats concrets ne nous sont pas donnés. En un an, j’espérais avoir comme tout autre citoyen conscient de l’avenir de son pays, une suite à cette affaire qui n’est qu’un attentat psychologique et économique à l’encontre de pauvres femmes commerçantes qui peine à survivre et à l’encontre de pauvres citoyens.

Quel bilan faire ? Quel bilan, après un an de bruit et de rebondissement ? Quel bilan après des enquêtes menées par des experts internationaux ? Quel  bilan après les lots de dénonciation et d’aveux ?! Quel bilan, peuple togolais ?

Pour ma part, le seul bilan que j’en fais est malheureusement un bilan négatif qui s’explique par cinq raisons que voici :

  • à cause de cette histoire des commerçantes et des commerçants ont vu le travail d’une vie réduit en cendre ;
  • à cause de cette histoire le Togo a perdu prématurément un de ses fils Etienne Yakanou et a laissé deux  orphelins et une veuve dont l’avenir est certainement hypothéqué
  • à cause de cette histoire le peuple togolais a eu à assister à des rebondissements et à des agitations qui ont bouleversé énormément son quotidien
  • à cause de cette  histoire l’économie togolaise a flotté en 12 mois et le développement du  pays s’est vu retardé d’un certains nombres d’avancées qu’on aurait pu faire s’il n y avait pas eu d’incendies, car cette masse financière aurait certainement servi à réaliser quelques infrastructures sociaux dans      quelques pauvres villages de notre cité
  • de cette histoire  après un an des questionnements persistent toujours et la justice n’a pas été rendue !

En somme je formule deux  souhaits en ces 12 mois de souvenirs douloureux pour qu’en fait les cœurs soient apaisés : (1) libérer provisoirement toutes les personnes encore détenues dans cette affaire tout en continuant la poursuite du dossier, (2) rendre un réel jugement en situant franchement les responsabilités par respect aux pauvres commerçantes et commerçants de ces deux marchés.

Pourquoi une libération provisoire me diriez-vous ?

Nous sommes tout à fait d’accord que la justice doit faire son travail et que les coupables doivent être punis. On est d’accord et même trèèès d’accord ! MAIS, il semble qu’il y a une injustice face à ceux qui sont encore détenus car dans un premier temps ceux appelés ou désignés « cerveaux de ces actes criminels » sont si je ne me trompe en liberté provisoire. S’ils sont considérés par la justice togolaise  comme les organisateurs de ces incendies et au même moment en liberté provisoire, alors que les « exécutants » sont encore en prison, voudriez vous bien m’expliquer de quelle justice il s’agit ? Voudriez-vous bien me dire pourquoi ne peuvent ils pas bénéficier de cette liberté provisoire ?!! Bref, ce n’est pas normal et c’est de l’injustice dans l’injustice, allez y comprendre !

Deuxièmement, il me semble que le dossier n’avance pas et parait assez mystérieux. Or Edmund Burke nous dit « Où commence le mystère finit la justice« . Depuis 12mois malgré l’enquête menée par les deux experts internationaux sous demande du gouvernement togolais, ajoutée à l’enquête menée par ailleurs par l’Etat Togolais, on dirait qu’il n y a pas assez de preuves pour juger les présumés coupables une fois de bon. Comment est ce possible ?!! Combien de temps faudra t-il encore pour juger ces derniers quand quelques jours après l’incendie du marché de Lomé, le peuple togolais a assisté à la présentation sur la chaine nationale par le Ministre Yark  des preuves ayant été à l’origine des incendies ?

Troisièmement, les témoignages ci et là quelques heures après l’arrestation de certains jeunes présentés comme les auteurs de ces incendies sous demande de Me AGBEYOME et de ses collègues, me parait trop et trop incohérents. Juste je vous invite à réécouter et à analyser chaque geste, propos, des ces derniers lors de leur témoignage pour noter qu’il y a anguille sous roche.

Quoi dire pour finir ?

A la veille donc de la commémoration de cette triste histoire qui a couté la vie à certains, a hypothéqué l’avenir à d’autres et  qui a finalement brisé le tissu social dans une certaine mesure, j’invite les autorités togolaises à re-réfléchir encore une fois sur ce dossier et à se décider à présenter au peuple togolais les coupables et (non les présumés coupables) après un jugement effectif rendu dans les normes de l’art. A défaut libérez ne serait ce provisoirement ceux qui croupissent encore en prison, car en vérité les preuves ne sont pas assez et plus loin il y a un traitement inégal, or je crois savoir que le Togo est pour la justice et rien que la justice. Que chacun puisse jouer sa part de responsabilité et que l’injustice n’usurpe pas la place de la justice.

« Le moyen d’acquérir la justice parfaite, c’est d’en faire une telle habitude qu’on l’observe dans les plus petites choses et qu’on y plie jusqu’à sa manière de penser » Montesquieu.

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9 janvier 2014 · 22:42

Déploiement des EERT au Mali: la CEDEAO concrétise sa politique de solidarité sous régionale

Département Affaires Humaniatires CEDEAO - EERT

Crédit Photo: Département Affaires Humanitaires CEDEAO – Mali Novembre 2013

 

Dans sa vision 2020, celle de passer de la CEDEAO des Etats à celle des peuples, la commission à travers son département Affaires Humanitaires vient de déployer sur le territoire Malien, vingt personnes ressortissants des États Membres, composant l’Équipe d’Intervention d’Urgence de la CEDEAO (EIUC) en anglais Ecowas Emergency Response Team (EERT). A caractère multidisciplinaire, cette équipe a pour mission de renforcer les capacités du gouvernement malien en appui à l’action humanitaire durant une période de trois mois, dans l’optique de l’accompagner à se remettre de la crise qu’il a connu au début de l’année 2012.

Déjà le Lundi 18 Novembre 2013, ladite équipe (dont 16 hommes et 4 femmes), venant de 9 pays de la sous région (Bénin, Burkina Faso, Cape Vert, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Togo) a pris part à un atelier de pré-déploiement qui pris fin le Jeudi 21 Novembre sous la coordination de OCHA.

 

Pourquoi l’EERT ?

La CEDEAO face aux différents conflits dans la sous région dans les années 1990 dont ceux du Libéria, n’avait pris en compte que la mise sur pieds des composantes « politique » et « militaire », en oubliant celle humanitaire. Fort de ce constat et dans un souci d’apporter une réponse à ce déficit, la CEDEAO a pris sur elle de créer en 2003 la Direction des Affaires Humanitaires et Sociales sous la responsabilité du Secrétaire Exécutif Adjoint chargé des Affaires Politiques, de Défense et de Sécurité de la CEDEAO, feu Général Cheick Oumar DIARRA.

En 2004 après une réunion stratégique au siège du HCR à Genève entre Feu Général Diarra SEA-APD de la CEDEAO  et le Directeur du Bureau Afrique du HCR, l’idée de mettre sur pieds une équipe d’Intervention d’Urgence de la CEDEAO en est ressortie, d’où l’organisation du premier atelier de formation sur la gestion des situations d’urgence, que feu Général Diarra devait ouvrir à Accra, Ghana,( 17 – 21 Octobre 2005), qui malheureusement mourut tragiquement la veille dudit atelier.

Malgré qu’il ne soit plus là pour voir ce projet devenu réalité, l’esprit EERT aura eu la chance d’avoir été porté par Mr Alphonse MALANDA l’expert du HCR, qui a été en réalité le concepteur de ce mécanisme aux côtés du Feu Général DIARRA. La première réelle formation des EERT s’est ainsi tenue en Novembre 2006 à Accra et la toute dernière en Octobre 2013 à Ouagadougou, en passant par 6 autres formations EERT.

Quelle valeur ajoutée à l’action humanitaire au Mali à travers ce déploiement de la CEDEAO?

Comme on peut le constater, pour la première fois que l’esprit EERT devrait se réaliser, comme par hasard, le destin a voulu que ce soit sur la terre malienne, celle qui a donné le souffle au père de l’EERT je nomme Feu Général DIARRA.

Quand on compte plus de 150 organisations à ce jour sur le territoire malien, présentes pour l’action humanitaire, il va s’en dire de se poser la grande question « pourquoi en plus, une intervention de la CEDEAO ? », surtout quand on sait que parmi ces structures internationales et nationales, ce n’est pas les moyens, ni les ressources humaines qui manquent?

Pour Mr Alphonse MALANDA, que j’appelle le parrain de l’EERT, la pertinence d’une telle action est que « la CEDEAO vient renforcer les structures et les compétences du gouvernement et de ceux qui ont la charge des affaires humanitaires sur le plan national ». Il ira plus loin dans sa réflexion en ajoutant que « l’Afrique de l’Ouest est un laboratoire de gestion de crise et n’a en réalité pas grande chose à apprendre des autres, pour ne citer que les cas du Libéria, du Sierra Léone, de la Côte d’Ivoire du Togo etc ». Pour lui, il faut que l’Afrique ait ses propres capacités et s’engage pour le développement de son capital humain.

Crédit Photo: CEDEAO Mr Laurent Dufour de OCHA à gauche et Mr Daniel Eklu de la CEDEAO à droite

Crédit Photo: CEDEAO
Mr Laurent Dufour de OCHA à gauche et Mr Daniel Eklu de la CEDEAO à droite

Pour Dr Daniel EKLU, Directeur du Département Affaires Humanitaires et Sociales de la CEDEAO, la valeur ajoutée d’un tel déploiement est de trois ordres : (1) du point de vue sociologique, les EERT connaissent mieux la région ouest africaine et sont formés dans l’environnement régional. Effectivement, il faut reconnaitre que ce sont des ressortissants de la sous région qui ont eu à prendre part à plusieurs sessions de formation ; qui ont pris le temps de développer une atmosphère de solidarité basée sur les valeurs humanitaires et panafricaines. Le directeur Daniel trouve en l’EERT un dispositif rendant plus proche les membres dudit mécanisme des populations bénéficiaires avec qui d’ailleurs ils partagent un même espace communautaire. (2) Du point de vue technique, il pense qu’avec le déploiement de ces 20 humanitaires, l’administration malienne acquerra des compétences supplémentaires auprès des personnes déployées à travers un transfert de compétences qui se fera naturellement au cours de ces trois mois ; ce qui la renforcera énormément. (3) Du point de vue institutionnel, la CEDEAO concrétise pour finir sa vision 2020, celle de la traduction dans les faits, la solidarité régionale.

Crédit photo: CEDEAO Les EERT dépoyés au Mali après la cérémonie officielle de lancement de la mission au Mali - 18 Novembre 2013

Crédit photo: CEDEAO
Les EERT dépoyés au Mali après la cérémonie officielle de lancement de la mission au Mali – 18 Novembre 2013

En somme, il reste à relever que cette noble mission ne serait pas sans défis mais l’espoir de les relever est effectif, juste à voir l’engagement et la détermination des EERT comme on les nomme. Si pour Mr MALANDA la satisfaction est réelle, il n’oublie pas d’ajouter que ce déploiement n’est pas en soi une finalité. Par contre c’est avant tout une phase expérimentale et se doit de réussir pour une CEDEAO beaucoup plus efficace et proactive dans les questions humanitaires.  

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25 novembre 2013 · 05:29

A la rencontre de Mme AW N’DIAYE Eugénie Rokhaya (Deuxième partie)

Après lecture de la première partie du récit de vie de Mme AW Eugénie, je crois que vous attendez avec impatience la suite de son parcours!? Chose promise, chose due! En ces lignes vous assisterez à l’atterrissage du vol Noritures décolé le 21 Février 2013,  pour destination « deuxième partie »  de la vie de celle que je nomme LA BRAVE DAME.

Voilà ce qu’elle nous raconte pour finir son récit!

Par la suite je voulais faire le point de ma vie, donc j’ai décidé de poursuivre les études. J’ai fait un master et un doctorat à Montreal et là aussi j’ai beaucoup travailler avec des organisations non gouvernementales ! J ai eu la chance de participer à plusieurs rencontres des Nations Unies , en tant que journaliste de l’équipe de presse de conférence ! J’ai fait beaucoup d’éducation au  développement, et  j’ai pu parcourir tout le grand nord…. Les associations avec lesquelles je travaillais avaient des gens qui les appuyaient ! On allait donc dans ces communautés et on faisait des conférences ! Moi je travaillais sur l’Afrique et les femmes.

AFRICA PEACE TOUR : j’ai eu la chance de participer à cela, on partait 40jours et on allait dans les endroits les plus insolites; c’était pendant la période de l’apartheid. On avait des gens qui venaient de l’ANC, du PAC, des Organisations des peuples Africaines du Sud Est ou organisations de la lutte Namibienne  (SWAPO) et j’ai connu ces gens quand j’étais à la CETA. On parlait de notre vision de la politique américaine à l’endroit de l’Afrique ! Un jour je m’étais retrouvée à Cullman et la dame qui tenait la boutique était la femme du chef de ku klux klan ! (sourire). C’était aussi beaucoup de rencontre avec des organisation de droits civiques , de lutte contre la discrimination ! On a eu à rencontrer Coretta King puis les premiers maires noirs dans le sud !

Par la suite on était au Texas, en Californie et bien d’autres Etats dans les années 86; c’était juste avant que je ne parte au Canada pour mon Master et Doctorat.

Quand j’étais au Canda je travaillais aussi avec une Association Mondiale des Radio Diffusion Communautaire (AMARC) et l’ideé c’était de créer des radios communautaires ! La première rencontre s’est donc tenue en 1992 au Bénin avec 12 radio communautaires La 2ème rencontre en Afrique du Sud avec 200 radios communautaires africaines. Lire la suite

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Quelle lecture faire après les élections législatives du 25 Juillet 2013 au Togo?

Crédit Photo - Togo-online

Crédit Photo – Togo-online

Après une longue attente, le peuple togolais enfin, a été appelé aux urnes ce 25 Juillet 2013, suite à l’accord du 09 Juillet, qui visiblement a baissé la tension socio-politique existante dans le pays depuis quelques mois. Malgré les fortes vagues de contestation liés à certains points de désaccord entre les partis politiques en lice pour ces législatives, la machine électorale, conduite par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a finalement accosté sur les rives de la nuit électorale du 25 Juillet 2013. Ehhh Oui!!! C’est à cette CENI pas tout à fait au complet au départ,  que revenait la charge de finir le travail commencé et de proclamer les résultats provisoires. Un ami dira « cette CENI a forcé et a tenu le cap bon gré, mal gré ».

Mais alors que dire du travail effectué par cette CENI? Lire la suite

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